2 CV Citroën FAF :
voiture pour pays pauvres

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En 1978, Citroën inventait la FAF, l'automobile facile à fabriquer, facile à financer. La base était le chassis 3 CV que l'on connaît. Ce fut un succès remarquable mais peu connu. Les véhicules Citroën FAF répondaient parfaitement à une infinité de besoins de motorisation des pays pauvres ou en voie de développement.

Il est généralement admis que l'accès à une certaine indépendance technologique représente le vrai développement d'un pays.
Cela veut dire que le développement du secteur technique doit être complémentaire à l'exploitation rationnelle et intensive des ressources naturelles, même si celles-ci assurent de grands revenus.
En effet, le développement économique basé sur l'exploitation des ressources naturelles dépend, en dehors de la satisfaction des besoins du pays, des possibilités d'écoulement de ces ressources à l'étranger. Aussi, l'économie résultant de l'exploitation exclusive des ressources naturelles est précaire et, pas plus en 1975 qu'aujourd'hui d'ailleurs, elle permettait de bâtir un développement planifié des économies.

L'industrie mécanique

L'industrie mécanique est la plus importante du secteur technique et la plus prometteuse, puisque le développement des industries mécaniques est intimement lié à l'acquisition de connaissances et à la croissance d'une technologie nationale.
Les industries mécaniques donnent des résultats concrets assez rapidement, au fur et à mesure de leur implantation. Elles n'exigent pas des infrastructures très importantes, ne nécessitent pas des projets à long terme pour leur implantation et leur rendement. Elles n'entraînent pas des charges trop lourdes. Elles sont rapidement opérationnelles puisqu'elles peuvent être implantées où il y a un potentiel pouvant être utilisé.
Elles entraînent une croissance continuelle grâce:

L'industrie mécanique reflète, mieux que toutes les autres, le développement économique du pays.

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Quelle fabrication, nationale ou étrangère ?

Pour les pays africains, la création d'une industrie automobile nationale comparable à celle de l'industrie automobile française était techniquement et économiquement irréalisable. Se lancer dans la fabrication traditionnelle d'automobiles créées de A à Z nécessite des investissements tels qu'elle n'existe pas dans ces pays. Il apparaît donc évident qu'il est plus économique d'acheter des productions étrangères lorsqu'il s'agit de satisfaire des besoins mineurs et spéciaux. Néanmoins, certains besoins automobiles sont considérables et justifient, au minimum, au départ, une participation nationale à leurs acquisitions. Ils correspondent aux véhicules de liaison et de transports légers requis pour l'exploitation traditionnelle et naturelle du secteur prioritaire et des services ordinaires de la vie: petites entreprises, agriculture et artisanat.

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